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Fairway SupportGuidesLe sequencing au golf : la chaîne hanches-torse-bras-bâton qui crée vraiment la vitesse

Le sequencing au golf : la chaîne hanches-torse-bras-bâton qui crée vraiment la vitesse

Un bon swing de golf, ce n'est pas juste une question de timing, ça c'est le tempo. C'est aussi une question d'ordre. Tes hanches, ton torse, tes bras et ton bâton doivent se dérouler comme les maillons d'un fouet, chacun s'activant après le précédent et lui transférant de la vitesse. Renverse cet ordre, ce que la plupart des amateurs font sans le savoir, et tu te bats contre ton propre corps pour trouver de la vitesse au lieu de t'en servir.

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maillons dans la chaîne, et ils doivent s'activer dans l'ordre

Le bassin, puis le torse, puis le bras avant, puis le bâton, chacun atteignant son sommet de vitesse plus vite que le précédent, et chacun commençant à ralentir avant que le suivant prenne le relais.

Voir l'ordre exact ↓

Ce que le sequencing veut vraiment dire

Pense à comment tu lancerais une balle le plus fort possible. Tu ne le fais pas juste avec ton bras; tu tournes d'abord tes hanches, ton torse suit, ton bras vient ensuite, et ton poignet claque en dernier. Chaque segment s'appuie sur la vitesse du précédent, et le tout paraît sans effort justement parce que l'ordre est bon. Un swing de golf fonctionne de la même façon. C'est une chaîne cinétique: l'énergie générée par les gros segments lents près du sol se transfère vers le haut jusqu'au segment petit et rapide tout au bout, la tête de bâton.

C'est pour ça qu'un joueur plus petit avec un bon sequencing peut frapper plus loin qu'un joueur beaucoup plus fort avec un mauvais sequencing. La vitesse de tête de club, ce n'est pas surtout une question de muscle, c'est une question d'efficacité du transfert de vitesse à travers la chaîne. Brise l'ordre, et tu génères de la puissance avec les mauvais muscles au mauvais moment, peu importe à quel point tu forces.

L'ordre: hanches, torse, bras, bâton

La recherche en capture de mouvement sur les joueurs professionnels, notamment le travail du Titleist Performance Institute sur le sequencing, montre constamment le même ordre d'activation dans un élan avant efficace: le bassin atteint son sommet de vitesse de rotation en premier, puis le torse, puis le bras avant, puis finalement le bâton, chacun plus rapide que le précédent. Le détail que la plupart des gens manquent, c'est ce qui se passe entre ces sommets: chaque segment doit commencer à ralentir avant que le suivant prenne le relais. Ce ralentissement, c'est ce qui "charge" le maillon suivant, la même raison pour laquelle craquer un fouet fonctionne seulement parce que ton poignet s'arrête pile au moment où le bout du fouet accélère encore.

Quand cet ordre tient, les segments empilent leur vitesse les uns sur les autres, ce qu'on appelle parfois la "sommation de vitesse". Quand ça ne tient pas, et qu'un segment s'active trop tôt ou trop tard, la chaîne se brise et la vitesse s'échappe du swing au lieu de s'y accumuler.

En quoi c'est différent du tempo

Facile à confondre avec le tempo, mais les deux répondent à des questions différentes. Le tempo, c'est quand ton élan avant commence par rapport à ton élan arrière, le ratio 3:1. Le sequencing, c'est quel segment mène une fois que l'élan avant est parti. Tu peux avoir un tempo parfait de 3:1 et quand même séquencer à l'envers si tes épaules et tes bras déclenchent l'élan avant au lieu de tes hanches; le timing serait bon, mais l'ordre resterait faux. Les deux travaillent ensemble: un bon tempo donne à la chaîne le temps de se dérouler dans l'ordre, mais c'est le sequencing qui détermine si cet ordre se produit vraiment.

Ce qui le brise: le casting et le "over the top"

Le défaut de sequencing le plus fréquent, c'est de démarrer l'élan avant avec le haut du corps au lieu du bas du corps: les épaules et les bras s'activent en premier, et les hanches suivent en retard ou bougent à peine. C'est exactement ce qu'est le over the top: un élan avant mené par le haut du corps qui projette le bâton à l'extérieur de son plan idéal et produit la trajectoire extérieure-intérieure classique derrière un slice ou un gros pull. Le casting, relâcher le pli des poignets trop tôt, en est souvent la conséquence directe: une fois que les bras ont pris le contrôle du sequencing, les mains essaient de fabriquer de la vitesse par elles-mêmes en décliquant les poignets trop tôt, bien avant l'impact.

La recherche de l'instructeur de golf Jim McLean sur le "X-Factor" pointe vers la racine du problème: l'écart entre à quel point tes épaules tournent et à quel point tes hanches tournent au sommet de l'élan arrière. Cet écart emmagasine du couple de rotation, comme tordre une serviette, et il est censé se relâcher par les hanches en premier au début de l'élan avant. Les amateurs perdent souvent cet écart trop tôt, laissant les épaules et les hanches revenir ensemble, ce qui ne laisse rien au bas du corps pour mener et force presque le haut du corps à démarrer l'élan avant à sa place.

Ce que la séquence devrait vraiment donner comme sensation

L'élan avant au complet, du sommet jusqu'à l'impact, prend environ un quart de seconde chez les professionnels (voir notre guide sur le tempo, de 0,23 à 0,30 seconde selon le tempo). Les 4 maillons de la chaîne doivent donc tous s'enclencher à l'intérieur de cette fraction de seconde. Il n'y a aucune place pour une pause consciente entre chaque maillon; ce n'est pas une course à relais où tu sens chaque passation individuellement, c'est plus proche d'un effet domino, ou d'un fouet qu'on craque: tu déclenches un seul geste au début, et le reste suit tout seul, bien trop vite pour être minuté consciemment.

C'est pour ça que la sensation que décrivent les bons joueurs, ce n'est pas quatre mouvements séparés. Contrairement au tempo, où compter "un, deux, trois, quatre" fonctionne vraiment, le sequencing se résume à un seul déclencheur conscient: un petit shift ou bump de la hanche avant vers la cible, pile au sommet de l'élan arrière. Une fois ce déclencheur lancé, le reste de la chaîne (torse, bras, bâton) doit suivre par réflexe, pas par un compte mental. Essayer de sentir consciemment les 4 maillons séparément crée presque toujours une hésitation ou un hitch dans la transition, l'exact opposé de ce que tu cherches.

Comment l'entraîner pour de vrai

Le sequencing est plus difficile à sentir que le tempo, parce que le défaut se produit en une fraction de seconde tout au début de l'élan avant. Ces exercices ne visent pas à faire sentir les 4 maillons, ils visent à isoler et entraîner ce seul déclencheur pour qu'il devienne automatique.

Filme-toi de dos ou de face si tu peux. Le signe d'un sequencing inversé se voit même au ralenti régulier: les épaules et les mains commencent à bouger vers la balle pendant que les hanches sont encore tournées à l'opposé de la cible, au lieu que les hanches s'ouvrent déjà pendant que les épaules et les bras terminent encore l'élan arrière.

Comment utiliser ça concrètement à ta prochaine séance

Commence avec l'exercice du pas vers l'avant sur une demi-douzaine de coups tranquilles au cocheur d'approche, où le mouvement exagéré est facile à sentir et peu risqué. Une fois que la sensation de mener avec les hanches devient familière, essaie d'en garder une trace sur des élans complets réguliers, sans le pas exagéré. Si tes ratés tendent à être des slices, des gros pulls, ou des contacts fins qui apparaissent plus sous pression ou avec des bâtons plus longs, un sequencing inversé, pas un défaut de plan de swing ou de grip, vaut la peine d'être éliminé en premier.

Sources: recherche en sequencing 3D du Titleist Performance Institute (TPI); Chu, Y., Sell, T.C., et Lephart, S.M., "The relationship between biomechanical variables and driving performance during the golf swing," Journal of Sports Sciences (2010); Jim McLean, "The X-Factor Swing" (1997).

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